Boire et déboires au Reïkland

Gueule de bois

Introduction à la campagne

Vous vous réveillez avec la bouche pâteuse et la désagréable sensation qu’un buffle vous a piétiné. Un martèlement sourd vous défonce les esgourdes et par effet de ricochet le crane.

Alors que vous soulevez péniblement une paupière, un rayon de lumière vous fait l’effet d’une aiguille que l’on enfoncerait dans votre œil. Vous tentez d’ouvrir l’autre œil et de vous asseoir ce qui à pour effet de immédiat de faire tourner le monde autour de vous.

Par Sigmar, qu’avez-vous bu hier soir !! Cette gueule de bois est l’impératrice de toutes vos gueules de bois passées.

Le martèlement continu, et votre environnement immédiat balance et tremble de plus belle. Petit à petit vous réalisez que ce n’est pas qu’un effet de cette impérieuse gueule de bois, que le monde tremble et cahote et que le martèlement que vous entendez ressemble à s’y méprendre au son de sabots martelant furieusement le sol.

Vous tournez votre tête vers le son d’une gorge qui racle et qui tousse et vous voyez quelqu’un proche de vous, il vous semble encore plus mal au point que vous ne l’êtes. Son visage vous ait vaguement familier, ce doit être l’un de vos compagnons de boissons de la veille.

Flashback : vous être attablé avec deux cochers, vous leur narrez vos exploits récents et trinquez à tour de bras. Très impressionnés, ces derniers vous ont vendu des tickets pour la diligence pour une pogné de sol.

Vous vous asseyez soudainement. Vous êtes au milieu d’un tas de bagages, sur le toit d’une diligence se déplaçant à une vitesse vertigineuse à travers la forêt. Deux autres malheureux remuent à côté de vous, l’un gémissant et marmonnant dans une langue étrangère, l’autre pleurnichant, leur tête dans leur mains.

Jetés près de vous, vous voyez votre sac de voyage, retourné et vide. Grognement.

Une bouteille de vin passe en roulant près de vous, finissant de vider son contenu sur vos braies, puis tombe de la plateforme. Reniflement.

Il commence à pleuvoir légèrement. Vous soupirez et roulez sur le dos. Cette journée pourrait elle être pire ? Comme une réponse à votre question une flèche vient se ficher dans le toit de voiture, à deux centimètres de votre tête, vibrant légèrement.

Si seulement …

Toujours mal en point et avec une gueule de bois carabinée, chacun prend connaissance du danger immédiat : une bande de gobelins hargneux ont pris en chasse la voiture sur laquelle vous vous trouvez.

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Deux secondes plus tard un des cocher armé d’un tromblon beugle “BAISSEZ VOS TÊTES” et tire dans le tas de gobelins. Pas un fameux tireur que celui-la, aucune perte à déplorer du coté gobelin, mais le bang assourdissant du tromblon vous choc un peu plus que vous ne l’étiez. Déséquilibré par son tir et à découvert, le cocher prend une flèche dans la gorge et chute.

Décidé à ne pas mourir aux mains de gobelins, chacun d’entre vous prend la mesure de la situation et tente sa chance : certains faisant pleuvoir la mort grace à leur arc et leur magie, d’autre rampant ou cabriolant pour rejoindre la place laissée vacante par le tireur dans l’espoir d’arrêter l’équipé folle. Notre ami chirurgien-barbier, prudent, faisait de son mieux pour ne pas chuter et ne pas prendre de flèches. Tentative vaine.

Le danseur de guerre, surclassant le nain par sa rapidité et son agilité, prend la place convoitée et se saisissant des rennes il tire fortement sur celle-ci freinant les chevaux lancé à plein régime dans leur course. Le véhicule ralenti fortement mais fait une embardée qui provoque la chute du cocher et de l’elfe.

Pendant ce temps, le forestier continue de faire pleuvoir la mort sur les gobelins mais du fait de l’embardé lâche son arc pour se rattraper in extremis à la rambarde du toit. Alors que le voila pendu dans le vide, un gobelin vicelard passant juste a côté lui taillade le dos.

Se hissant, notre archer remonte et se saisit de son arc. Il décoche trois flèches et fait choir trois gobelins qui essayaient de monter à bord.

Le coche n’ayant plus de conducteur, risquant de se renverser à tout moment, le nain serre le frein à main brutalement. La manœuvre est un succès et le coche fini par stopper sa course.

Se relevant avec peine de sa chute, blessé, le danseur de guerre voit à quelques mètres de lui trois gobelins essayant de charger le corps désarticulé du cocher sur l’un des loups. Alors commençant une danse mortelle, il se rue sur eux et attaque le loup sur lequel le corps venait être disposé. La pauvre bête décède sur l’instant malgré la résistance qu’opposent les trois gobelins. Apeurés, deux ne demande pas leur reste et enfourchent leur monture et s’enfuient. Le dernier restant à la merci du danseur, faute de loup, mord la poussière quelques seconde plus tard.

Au détour d’un virage apparaît un groupe de patrouilleurs ruraux ….

Épilogue :

Les patrouilleurs ont pris en chasse la bande de gobelins sans grand succès ceux-ci se déplaçant bien plus facilement parmi la forêt que les premiers.

Récupérant vos affaires, vous vous êtes aperçu qu’une partie de vos biens manquaient. quelques pièces d’argents, quelques bijoux, le tout représentant la somme rondelette de 1 Co.

Un des patrouilleur, Konrad Balck, vous à félicité de votre action et vous a proposé de vous déposer à l’auberge de la “Bouteille Verte” sous bonne escorte. En chemin il vous apprend que les attaques de ces gobelins deviennent monnaie courante et que plusieurs marchands ont eu à s’en plaindre. Le plus touché d’entre eux, Josef Karlsberg, de Lachenbad recherche des gens courageux pour dénicher le camp gobelin et leur passer l’envie de recommencer.

Arrivé à l’auberge, le chaleureux sourire d’un aubergiste halfelin vous accueille. Après quelques explications de Konrad. Il vous propose un bon repas à ses frais pour le sauvetage des clients du coche. Malheureusement l’auberge est pleine ce soir et il vous propose deux petites chambres pour vous cinq mais il vous en coûtera tout de même quelques pièces. Blessés pour certains et encore fatigués, vous acceptez bien volontiers.

Maintenant que vous êtes un peu plus confortablement installés et que la gueule de bois s’estompe, des souvenirs de la nuit dernières vous reviennent :

“Sammy n’a pas payé son coup hier, le pingre ! Alors que Benny n’a pas arrêté lui”
“Le vin était bon mais avait un arrière gout étrange, Benny vous a dit qu’il nétait pas fameux mais qu’a la longue on s’y habituait … manifestement vous vous êtes habitué.”
“Benny à disparu avec une belle et grande blonde au beau milieu de la soirée”

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